Un courrier à propos du courrier de qualité
J'ai reçu ce matin un email d'une nana qui a travaillé pour explicite-art il y a quelque temps et qui est partie vivre en province.
Elle me raconte ses difficultés à satisfaire son appétit sexuel et masturbatoire avec la production porno actuelle.
J'ai trouvé ce courrier intéressant. Je vous en publie des extraits ici.
Qui est la fille? Oh, c'est une de ces filles intelligentes et fortes qui sont venues par jeu montrer leurs fesses et leur plaisir sur mon site.
Aujourd'hui, dans sa nouvelle vie, elle se fait appeler "Calypso".
C'est pas ma faute
Quand je vois la merde qu'on nous propose sous le terme "pornographie", je me fais pitié. Je me méprise. Et pourtant...
La pornographie est une simple appellation. Comme le cinéma, la musique, la photographie, la peinture ou ce que vous voulez d'autre.
Selon moi, c'est une manière d'exprimer le plaisir sexuel, quel qu'en soit le support. Par conséquent, l'art de représenter l'acte sexuel.
Enfin... ne nous méprenons point. Ça, c'est plutôt la définition de ce que Moi je voudrais en tant que consommatrice de pornographie.
Personnellement, je vis et j'assume le fait que j'ai besoin de sexe dans ma vie, comme j'ai besoin de lire, de mater des films, d'aller voir des expos photos, etc...
J'aime le sexe sous toutes ses formes : la littérature érotique, le cinéma, la photo.
Par contre je n'assume pas le fait de regarder la merde que les réalisateurs nous servent en pagaille en nous faisant croire que c'est ÇA que l'on attend.
Je ne me supporte pas quand je vois l'image de mon corps à moitié débraillé, attendant fatalement un orgasme devant mon pc, orgasme qui ne viendra jamais, tant le mépris prévaut.
Je crois que j'ai tort de me mépriser, moi, alors même qu'on ne me donne pas le choix. Quand je dis "Je", j'entends "Nous", "Vous", "Eux", nous tous qui avons grand besoin de nous plonger dans l'antre de nos fantasmes, pour réguler le côté pulsionnel de notre intérieur.
J'ai cherché, à l'instant, une définition de la pornographie sur Internet. Voilà ce que je trouve :
"Pornographie: Toute production (écrit, dessin, peinture, photographie, film, spectacle) qui vise à provoquer l'excitation sexuelle et qui est considérée comme blessante ou dégradante pour la dignité de la personne, en raison de la présence explicite ou implicite d'éléments de contrainte, de violence physique ou psychologique, de mépris ou de déséquilibre de pouvoir."
Source : http://www.affection.org/sexualite/elysa/lexique.htm
Non mais ça va pas ? Je savais pas, dis-donc !
J'aimerais bien savoir si la personne qui a trouvé cette brillante définition n'a jamais joui devant ce genre de cinéma.
Je me demande si ce n'est pas ce genre de définitions et tout le ramdam que l'on fait autour de ça, la castration financière que l'on impose à nos réalisateurs, etc... qui amènent à penser et à voir la pornographie comme l'antre de la honte...
(...) J'ai des désirs, pulsions, ou besoins sexuels. Je fais du sexe avec mon ami, je rêve de sexe, j'écris le sexe, je me masturbe.
Beaucoup, c'est vrai mais bon, peu importe. Pour répondre à tout ça, j'aime avoir un support à mon plaisir.
Mon imagination en est un très efficace, la lecture en est un parfois et la vidéo pourrait en être un.
J'ai envie de pouvoir ouvrir mon pc ou mettre un dvd dans mon lecteur en sachant que je vais voir de la qualité.
En sachant que lorsque j'aurais remonté ma culotte, je n'aurais ni honte ni culpabilité pour venir gâcher ce moment amorphe et fatal. Ce n'est presque jamais le cas.
N'ai-je pas droit à ça, sous prétexte que le cul, c'est sale ? Toi, n'as-tu pas le droit de revendiquer le droit à une masturbation de qualité ?
Le cul, c'est sale parce qu'on veut qu'il le soit. Parce qu'on invente des définitions explicites, parce qu'on réduit les budgets cinématographiques, parce que ça touche à ce qu'il y a d'animal chez l'humain.
Quand l'humain a pour habitude de tout contrôler, il est alors d'usage de châtier tout ce qui est hors de notre portée, c'est ça ?
(...)
Il y a un tel paradoxe dans la définition que j'ai trouvé, j'en hallucine encore !
L'excitation sexuelle a l'air de ne passer QUE par la dégradation de l'autre, la supériorité ou je ne sais quel autre abus.
La personne qui a trouvé cette définition nous trouve à ce point sale que ça en devient péjoratif ?
Je peux avoir envie de me faire ligoter, dominer, guider, sans pour autant avoir à me sentir sale...
Sans pour autant utiliser un procédé péjoratif pour en parler. Je peux avoir des pratiques intenses sans me sentir dégradée.
Peut-être devrais-je penser à créer MA pornographie. Si je devais réaliser des films pornographiques, je voudrais respecter le spectateur éventuel qui se branlerait devant mon film.
Je voudrais lui parler à travers une œuvre d'art. Je voudrais que l'on dise que l'on s'est senti compris et respecté en regardant ce que j'ai fait.
Mais si j'étais réalisatrice de films pornographiques, on ne respecterait pas mon désir et on me filerait des budgets ridicules qui ne me permettraient même pas de payer correctement mes acteurs... et je ferais de la merde.
Ça, c'est la réalité. Et la réalité nous offre un ramassis de films merdiques avec sa dose d'irréalisme qui nous fait tous gerber, finalement. Pourtant, je ne peux pas arrêter de me nourrir de sexe. A mon avis, personne ne le peut.
Prenons garde à la dérive.
--
Calypso
http://calypso-universe.blogspot.com/
Elle me raconte ses difficultés à satisfaire son appétit sexuel et masturbatoire avec la production porno actuelle.
J'ai trouvé ce courrier intéressant. Je vous en publie des extraits ici.
Qui est la fille? Oh, c'est une de ces filles intelligentes et fortes qui sont venues par jeu montrer leurs fesses et leur plaisir sur mon site.
Aujourd'hui, dans sa nouvelle vie, elle se fait appeler "Calypso".
C'est pas ma faute
Quand je vois la merde qu'on nous propose sous le terme "pornographie", je me fais pitié. Je me méprise. Et pourtant...
La pornographie est une simple appellation. Comme le cinéma, la musique, la photographie, la peinture ou ce que vous voulez d'autre.
Selon moi, c'est une manière d'exprimer le plaisir sexuel, quel qu'en soit le support. Par conséquent, l'art de représenter l'acte sexuel.
Enfin... ne nous méprenons point. Ça, c'est plutôt la définition de ce que Moi je voudrais en tant que consommatrice de pornographie.
Personnellement, je vis et j'assume le fait que j'ai besoin de sexe dans ma vie, comme j'ai besoin de lire, de mater des films, d'aller voir des expos photos, etc...
J'aime le sexe sous toutes ses formes : la littérature érotique, le cinéma, la photo.
Par contre je n'assume pas le fait de regarder la merde que les réalisateurs nous servent en pagaille en nous faisant croire que c'est ÇA que l'on attend.
Je ne me supporte pas quand je vois l'image de mon corps à moitié débraillé, attendant fatalement un orgasme devant mon pc, orgasme qui ne viendra jamais, tant le mépris prévaut.
Je crois que j'ai tort de me mépriser, moi, alors même qu'on ne me donne pas le choix. Quand je dis "Je", j'entends "Nous", "Vous", "Eux", nous tous qui avons grand besoin de nous plonger dans l'antre de nos fantasmes, pour réguler le côté pulsionnel de notre intérieur.
J'ai cherché, à l'instant, une définition de la pornographie sur Internet. Voilà ce que je trouve :
"Pornographie: Toute production (écrit, dessin, peinture, photographie, film, spectacle) qui vise à provoquer l'excitation sexuelle et qui est considérée comme blessante ou dégradante pour la dignité de la personne, en raison de la présence explicite ou implicite d'éléments de contrainte, de violence physique ou psychologique, de mépris ou de déséquilibre de pouvoir."
Source : http://www.affection.org/sexualite/elysa/lexique.htm
Non mais ça va pas ? Je savais pas, dis-donc !
J'aimerais bien savoir si la personne qui a trouvé cette brillante définition n'a jamais joui devant ce genre de cinéma.
Je me demande si ce n'est pas ce genre de définitions et tout le ramdam que l'on fait autour de ça, la castration financière que l'on impose à nos réalisateurs, etc... qui amènent à penser et à voir la pornographie comme l'antre de la honte...
(...) J'ai des désirs, pulsions, ou besoins sexuels. Je fais du sexe avec mon ami, je rêve de sexe, j'écris le sexe, je me masturbe.
Beaucoup, c'est vrai mais bon, peu importe. Pour répondre à tout ça, j'aime avoir un support à mon plaisir.
Mon imagination en est un très efficace, la lecture en est un parfois et la vidéo pourrait en être un.
J'ai envie de pouvoir ouvrir mon pc ou mettre un dvd dans mon lecteur en sachant que je vais voir de la qualité.
En sachant que lorsque j'aurais remonté ma culotte, je n'aurais ni honte ni culpabilité pour venir gâcher ce moment amorphe et fatal. Ce n'est presque jamais le cas.
N'ai-je pas droit à ça, sous prétexte que le cul, c'est sale ? Toi, n'as-tu pas le droit de revendiquer le droit à une masturbation de qualité ?
Le cul, c'est sale parce qu'on veut qu'il le soit. Parce qu'on invente des définitions explicites, parce qu'on réduit les budgets cinématographiques, parce que ça touche à ce qu'il y a d'animal chez l'humain.
Quand l'humain a pour habitude de tout contrôler, il est alors d'usage de châtier tout ce qui est hors de notre portée, c'est ça ?
(...)
Il y a un tel paradoxe dans la définition que j'ai trouvé, j'en hallucine encore !
L'excitation sexuelle a l'air de ne passer QUE par la dégradation de l'autre, la supériorité ou je ne sais quel autre abus.
La personne qui a trouvé cette définition nous trouve à ce point sale que ça en devient péjoratif ?
Je peux avoir envie de me faire ligoter, dominer, guider, sans pour autant avoir à me sentir sale...
Sans pour autant utiliser un procédé péjoratif pour en parler. Je peux avoir des pratiques intenses sans me sentir dégradée.
Peut-être devrais-je penser à créer MA pornographie. Si je devais réaliser des films pornographiques, je voudrais respecter le spectateur éventuel qui se branlerait devant mon film.
Je voudrais lui parler à travers une œuvre d'art. Je voudrais que l'on dise que l'on s'est senti compris et respecté en regardant ce que j'ai fait.
Mais si j'étais réalisatrice de films pornographiques, on ne respecterait pas mon désir et on me filerait des budgets ridicules qui ne me permettraient même pas de payer correctement mes acteurs... et je ferais de la merde.
Ça, c'est la réalité. Et la réalité nous offre un ramassis de films merdiques avec sa dose d'irréalisme qui nous fait tous gerber, finalement. Pourtant, je ne peux pas arrêter de me nourrir de sexe. A mon avis, personne ne le peut.
Prenons garde à la dérive.
--
Calypso
http://calypso-universe.blogspot.com/
Et puis...?
Et puis, un peu dans le même registre, Magalipette est arrivée furax au bureau, ce matin.
Hier, durant une soirée chez des amis, elle s'est faite agresser verbalement par deux anti-porno primaires.
L'un l'accusait de travailler dans une boîte qui exploite la misère d'autrui. (Lui, il travaille pour M6, une société exemplaire d'intelligence, d'honnêteté intellectuelle et de respect du public comme chacun sait)
L'autre prétendait haut et fort que je faisais travailler des pauvres filles de l'Est ramassées dans les rues et que je les droguais. (sic)
Je n'ai même pas envie de commenter.
C'est trop triste.
Vendredi, je serai dans un avion pour la Crête. Repérages. A mon retour, lundi, je saurai si le film est faisable.
Et s'il est faisable, il faudra que j'aille chercher des petites orphelines dans les caniveaux du tiers-monde, à Prague ou Budapest, par exemple, que je les drogue pour les forcer à tourner.
Dur métier.
Et puis, un peu dans le même registre, Magalipette est arrivée furax au bureau, ce matin.
Hier, durant une soirée chez des amis, elle s'est faite agresser verbalement par deux anti-porno primaires.
L'un l'accusait de travailler dans une boîte qui exploite la misère d'autrui. (Lui, il travaille pour M6, une société exemplaire d'intelligence, d'honnêteté intellectuelle et de respect du public comme chacun sait)
L'autre prétendait haut et fort que je faisais travailler des pauvres filles de l'Est ramassées dans les rues et que je les droguais. (sic)
Je n'ai même pas envie de commenter.
C'est trop triste.
Vendredi, je serai dans un avion pour la Crête. Repérages. A mon retour, lundi, je saurai si le film est faisable.
Et s'il est faisable, il faudra que j'aille chercher des petites orphelines dans les caniveaux du tiers-monde, à Prague ou Budapest, par exemple, que je les drogue pour les forcer à tourner.
Dur métier.
PS. Je suis allé voir la définition que Wikipédia donnait du mot "pornographie"
"La pornographie est la « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique ». Cette représentation d’acte sexuel a pour objectif d’exciter sexuellement le spectateur.. Ainsi, l’actrice Tiffany Hopkins la définit comme « avant tout un objet de divertissement qui a pour finalité la masturbation »."
Moins partisan et plus sérieux, tout de même. Non?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pornographie
Moins partisan et plus sérieux, tout de même. Non?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pornographie
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